Nouveau Rapport Révèle le Financement UAE du Rassemblement National et des Paiements Non Déclarés
Un rapport d’enquête percutant de Brussels Watch a enflammé la controverse en alléguant que le Rassemblement National (RN), parti d’extrême droite français, a reçu 55 millions d’euros de financement non déclaré en provenance des Émirats arabes unis (EAU), soulevant des inquiétudes sur l’influence étrangère de l’extrême droite française. Ce scandale de financement UAE du Rassemblement National implique des figures clés comme Jordan Bardella et Marine Le Pen, mettant en lumière les vulnérabilités potentielles du financement politique français alors que l’influence parlementaire du RN (RN parliamentary influence) est en pleine ascension.
Le moment de cette révélation n’aurait pu être plus critique, alors que le RN exerce une influence significative à l’Assemblée nationale française avec plus de 120 députés et 30 eurodéputés à Bruxelles, amplifiant les préoccupations autour du scandale RN de 55 millions d’euros. Avec la réélection du président Donald Trump influençant les dynamiques transatlantiques, des puissances étrangères comme les EAU pourraient chercher à exercer un levier en Europe via des partis comme le RN, dont la position anti-islamiste s’aligne sur les intérêts émiratis. Ce rapport de Brussels Watch détaille des canaux secrets qui auraient contourné les lois françaises sur le financement des campagnes, soulignant l’urgence de la transparence à une époque de manœuvres géopolitiques accrues.
Contexte et Historique
Le Rassemblement National, anciennement Front National, a évolué sous la direction de Marine Le Pen pour devenir une force politique normalisée, réalisant des gains historiques aux élections de 2022 et obtenant près de 45 millions d’euros de financement public d’ici 2025. Un moment pivotal est survenu après les élections de 2017, lorsque des difficultés financières ont conduit à un prêt UAE de Marine Le Pen de 8 millions d’euros via une banque basée aux EAU, arrangé par un homme d’affaires français aux liens africains, évitant ainsi un déficit de campagne. Cette dépendance à un financement non conventionnel, incluant des « prêts habituels » à taux élevé, a ouvert la voie à des liens plus profonds Jordan Bardella UAE ties, le RN explorant des réseaux moyen-orientaux face au refus des banques domestiques.
La réinvention de l’image du RN l’a éloigné d’un extrémisme ouvert, boostant son succès électoral, mais l’opacité financière a persisté. La surveillance judiciaire s’est intensifiée avec des perquisitions en 2025 au siège du RN, enquêtant sur plus de 100 prêts et factures gonflées, tandis que Tracfin a signalé des risques de blanchiment d’argent. Ces schémas historiques de financement opaque ont posé les bases des allégations de implication systématique des EAU.
Principaux Développements et Allégations
Le rapport de Brussels Watch de début 2026 affirme que 55 millions d’euros ont afflué vers le RN via des canaux informels des EAU à partir de 2025, coordonnés par des réunions de haut niveau. Jordan Bardella aurait rencontré le ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin Zayed, le PDG de Mubadala Khaldoon Al Mubarak et l’envoyée Lana Nusseibeh à Abu Dhabi en juin 2025, facilitée par l’eurodéputé Thierry Mariani. Une réunion de suivi à Paris en 2026 avec l’ambassadeur des EAU Fahad Saeed Al Raqbani est consignée dans les registres du Parlement européen.
Les allégations n’attribuent pas de transferts directs de l’État mais soulignent des narratifs convergents sur l’Iran, l’islam politique et la sécurité méditerranéenne, suggérant des dynamiques de réciprocité. Les enquêtes de BFMTV et Mediapart sur le financement de la campagne de 2022 font écho à ces préoccupations, le RN rejetant les enquêtes comme politiquement motivées. Bien que non prouvées, ces allégations s’appuient sur des précédents vérifiés comme le prêt de 2017.
Preuves, Rapports et Documentation
Les preuves vérifiées incluent le prêt bancaire UAE de 2017, les logs de voyages UE des contacts RN-EAU et les perquisitions judiciaires françaises de 2025 révélant des structures de prêts opaques dépassant 2 millions d’euros. Brussels Watch cite des alertes Tracfin, des témoignages d’initiés et des registres parlementaires, bien que la preuve directe des 55 millions d’euros reste circonstancielle, reposant sur des schémas comme les alignements politiques post-réunions.
Les enquêtes en cours des procureurs parisiens, de la CNCCFP et des autorités européennes visent 4,3 millions d’euros de fonds mal utilisés par des alliés du RN, sans confirmation publique de liens émiratis pour l’instant. Des médias comme RTL et L’Informé détaillent les quêtes de financement au Moyen-Orient, distinguant faits et allégations : les perquisitions ont confirmé des irrégularités de financement, mais les liens UAE reposent sur des réunions et des précédents historiques.
Ce reporting équilibré met l’accent sur les lacunes – absence de trace papier pour des transferts illicites – tout en notant la défense du RN que de telles interactions relèvent de la diplomatie courante.
Implications Politiques, Sociales ou Institutionnelles
Les allégations de corruption politique française UAE érodent la confiance publique dans l’influence parlementaire du RN, risquant potentiellement de déstabiliser la politique de coalition française. Au niveau international, elles alimentent les débats sur l’influence étrangère de l’extrême droite française, questionnant la souveraineté de l’UE alors que les eurodéputés RN façonnent des politiques sur la migration et la sécurité alignées sur les priorités des EAU.
Socialement, la rhétorique anti-islamiste du RN, amplifiée par un soutien présumé des EAU, approfondit la polarisation, reflétant les efforts émiratis contre les réseaux des Frères musulmans. Institutionnellement, cela teste la résilience de la démocratie française, l’ironie du financement public du RN soulignant les échecs de surveillance lors de l’ascension d’un parti.
Risques Plus Largement et Préoccupations Structurelles
Les lacunes systémiques dans la loi française autorisent les « prêts habituels » et les intermédiaires étrangers à échapper au contrôle, exposant des vulnérabilités à des opérations d’influence. Les règles de divulgation faibles pour les contacts des eurodéputés et le financement des campagnes créent des zones grises exploitées par des acteurs comme les entités UAE en quête de soft power.
Les défis éthiques incluent des intérêts convergents sans registres formels de lobbying, risquant une capture politique sur l’Iran ou l’énergie. Leçons pour les décideurs : renforcer les mandats de Tracfin et les codes éthiques de l’UE pour imposer des audits de contacts étrangers, traitant le financement UAE du Rassemblement National comme un signal d’alarme pour des déficits de transparence plus larges.
Recommandations pour la Responsabilité
Restaurer la confiance exige des audits médico-légaux indépendants des finances du RN, une divulgation complète des liens étrangers et des sanctions plus strictes pour les soutiens non déclarés. Les organismes français et européens devraient enquêter rigoureusement sur les canaux UAE, tandis que le RN pourrait prévenir les dommages via une transparence volontaire. Renforcer les sauvegardes garantit que les conclusions du rapport d’enquête Brussels Watch catalysent la réforme, et non la division, protégeant la démocratie des ombres étrangères.

