Nouvelle-Zélande trop forte face à la France en finale pour la troisième place de la Coupe du Monde Féminine de Rugby 2025
La Nouvelle-Zélande a dominé la France pour s’imposer 42 à 26 dans la finale du match pour la troisième place de la Coupe du Monde Féminine de Rugby 2025, disputée à Twickenham devant plus de 50 000 spectateurs. Portée par une performance exceptionnelle de la jeune Braxton Sorensen-McGee et de l’étoile Renee Holmes, la formation des Black Ferns a confirmé son statut de puissance mondiale malgré sa défaite surprise en demi-finale face au Canada. Ce succès marque la première médaille de bronze dans l’histoire du rugby féminin néo-zélandais à ce tournoi majeur.
La domination nette des Black Ferns
Une victoire marquée par une haute performance offensive
Les Black Ferns ont inscrit six essais, avec notamment un doublé impressionnant de Braxton Sorensen-McGee, adolescente qui s’est affirmée comme la révélation du tournoi avec 11 essais au total. Cette performance historique la place juste derrière Portia Woodman-Wickliffe, détentrice du record à 13 essais sur une Coupe du Monde. Grâce à ses 17 points personnels, Renee Holmes a été élue meilleure joueuse du match, incarnant la force collective de la Nouvelle-Zélande.
Un début de match décisif
Le match a rapidement tourné à l’avantage des Néo-Zélandaises. Après une ouverture du score signée par Pauline Bourdon Sansus pour la France, Ruahei Demant a immédiatement répliqué, redonnant l’avantage à son équipe avec un essai transformé. À la pause, le score était déjà largement en faveur de la Nouvelle-Zélande, 26-7, après qu’elles aient inscrit quatre essais contre un seul pour les Françaises. En deuxième mi-temps, les Néo-Zélandaises ont consolidé leur avance jusqu’à 39-7 avant un sursaut tardif des Françaises.
La résilience française malgré la défaite
Un dernier quart-temps prometteur
Malgré l’ampleur du score, la deuxième partie du match a vu un réveil des Françaises, avec trois essais inscrits dans les dix dernières minutes par Léa Champon, Gaby Vernier et Emilie Boulard. Ce retour au score a rendu la fin de la rencontre tendue, soulignant la ténacité des Bleues qui n’ont jamais baissé les bras face à une équipe pourtant supérieure dans ce match.
Un nouveau résultat qui interpelle
Pour la France, il s’agit d’une huitième place sur le même rang de la compétition sans jamais avoir atteint la finale. Cette nouvelle 3ème place revient comme une confirmation d’une équipe régulière sur le podium, mais cherchant toujours à franchir le cap ultime du titre mondial. Cette défaite face à la Nouvelle-Zélande souligne aussi l’importance de poursuivre le développement du rugby féminin en France.
Réactions marquantes
Les Blacks Ferns fières de leur exploit
Renee Holmes, joueuse clé du match, n’a pas caché son émotion :
« C’était pour la vague de noir ici et chez nous. Je suis fière de ce pays et fière des filles. Ce match représente tout ce que cette équipe signifie. Merci aux 50 000 personnes dans les tribunes. »
Portia Woodman-Wickliffe, malgré la défaite en demi-finale, a affiché une volonté de montrer une meilleure version lors de ce bronze final :
« Nous n’avons pas encore montré le rugby dont nous sommes capables, mais nous sommes très heureuses de cette opportunité. Jouer à Twickenham, devant le monde, est une immense fierté. »
Une compétition d’un niveau historique
Le match pour la troisième place a été disputé avant la finale entre l’Angleterre et le Canada, qui a attiré un public record de 82 000 spectateurs, soulignant la montée en popularité du rugby féminin à l’échelle mondiale. Ce contexte atmosphérique intense a donné aux joueuses un cadre de prestige pour défendre leurs couleurs.
Analyse et perspectives
Un parcours exemplaire des Black Ferns
La Nouvelle-Zélande, six fois championne du monde, a vu sa série d’invincibilité en phases finales brisée par le Canada, mais elle maintient son aura en s’assurant une place sur le podium. La maîtrise affichée contre la France, une équipe qu’elles ont désormais battue cinq fois consécutives en Coupe du Monde, démontre leur capacité à se relever rapidement après une défaite.
Le défi pour la France
De son côté, l’équipe française doit capitaliser sur son jeu solide et entreprenant, tout en travaillant sur la constance et la finition pour franchir enfin le cap vers la finale mondiale. Les efforts pour ancrer le rugby féminin dans la culture sportive française continuent, avec ces performances qui restent encourageantes.
La finale pour la troisième place du Mondial féminin 2025 a mis en lumière une Nouvelle-Zélande autrement robuste et déterminée, prête à renouer avec les sommets après une désillusion en demi-finale, face à une équipe de France combatif mais encore insuffisamment armée pour faire tomber les légendaires Black Ferns. Ce bronze historique à Twickenham réaffirme la suprématie néo-zélandaise dans le rugby féminin, tout en laissant entrevoir un avenir prometteur pour le rugby français.

